Zoom sur nos compétitions : Ironman 70,3 à Jönköping avec Elsa Lombardo

 
Notre ambassadrice Elsa Lombardo était au départ de l'Ironman 70,3 à Jönköping en Suède. Elle revient avec nous sur cette formidable aventure.
 
 

<< Moi qui ne faisais pas de sport encore deux ans auparavant, j’ai du mal à me rendre compte que je suis là aujourd’hui >>

 
 
05/07/2019, me voilà repartie pour un long périple, celui qui me permettra de rejoindre Jönköping en Suède pour enfin prendre part à cet Ironman 70.3 que j’attends depuis de longs mois.
 
 
Dimanche 07 juillet, il est 9h31, j’ai très mal dormi, je suis fatiguée mais qu’importe, je m’apprête à m’élancer pour un Ironman 70.3, un triathlon « de l’extrême », au menu 1,9km de natation, 90km de vélo et 21,1 km de course à pied. Moi qui ne faisais pas de sport encore deux ans auparavant, j’ai du mal à me rendre compte que je suis là aujourd’hui et bizarrement, j’étais assez sereine au moment du départ, je suis là, à me demander pourquoi je ici, à dire « non mais je ne vais pas y aller en fait »… 

 

<< En route pour le vélo, ma partie préférée que j’ai eu la chance de repérer il y a quelques mois. >>

 
 
Nous sommes environ 3000 au départ, prêts à se jeter à l’eau. Elle est fraîche d’ailleurs et la météo pour l’instant n’est pas terrible, il a plu tôt le matin et depuis ma chambre d’hôtel j’avais analysé le sens du vent et je savais que l’aller serait plus simple que le retour. La natation se passe bien, comme prévu l’aller passe plus rapidement que le retour à cause du courant, mais je ne me fatigue pas spécialement, la respiration va bien également et surtout je ne me suis pas pris tant de coups que ça de la part des autres participants, et ça c’est plutôt agréable et cela vient du fait que nous partons par petits groupes. Je sens également le soleil pointer le bout de son nez et c’est plutôt positif pour la suite.
 
2,2km de natation plus tard, voici la première transition qui s’avère chaotique, je n’avais jamais testé une transition où je me change complètement c’est donc chose faite, mais je ne vais pas récidiver sauf en cas conditions météo mauvaises. 
 
En route pour le vélo, ma partie préférée que j’ai eu la chance de repérer il y a quelques mois. La météo est un peu plus clémente qu’en mai, il fait déjà beaucoup moins chaud, et les rafales sont bien moins importantes. La pluie est passée, le soleil s’est installé, des nuages viennent de temps en temps et ça fait du bien. Les 90km se passent sans soucis, je n’étais pas très sereine à cause des problèmes mécaniques qu’avait mon vélo la veille (dû au transport aérien) mais il s’est fait réviser et normalement tout devrait bien se passer.Je profite pleinement de ce paysage, je me sens terriblement chanceuse d’être là, il y a beaucoup de monde tout au long du parcours (même vélo) pour nous encourager, les bénévoles sont formidables, j’avais d’ailleurs très peur des ravitaillements, je n’avais jamais eu à prendre de bidons en roulant, mais là aussi tout s’est bien passé. Je donne tout pour ne pas arriver juste voire trop tard par rapport à la barrière horaire et j’essaye de rattraper un peu de temps perdu sur la première transition. Mais les kilomètres défilent et je ne les vois pas passer, c’est incroyable tout ce qui peut nous passer dans la tête durant 90km de vélo ! 
 
La seconde transition s’effectue plus rapidement et me voilà partie pour la course à pied et c’est à ce moment là que le plus compliqué a commencé... Une ancienne douleur est réapparue, et il me fut impossible de courir pendant un bon moment, je marchais vite, je m’étirais bref le plan ne se déroulait plus du tout comme prévu, j’espérais prendre de l’avance sur le chrono lors des premiers kilomètres que j’imaginais plus faciles, mais c’est tout l’inverse qui s’est produit, je me suis retrouvé donc à marcher jusqu’au premier ravitaillement pour tout donner à la fin. Heureusement les spectateurs étaient nombreux sur ce parcours, les bénévoles survoltés et il y avait ma maman pour m’encourager, ce qui m’a boostée pour franchir la ligne d’arrivée de cet Ironman 70.3 ! 
 
Une expérience incroyable, je n’ai jamais vécue une course aussi intensément auparavant et ça donne envie de récidiver.

commentaires (0)

Pas de login