Zoom sur nos compétitions : L'Etape du Tour 2019 avec Rémi Bury

 
Après sa superbe performance lors de l'Etape du Tour 2019, notre ambassadeur Rémi Bury a accepté de revenir pour nous sur sa prestation où il termine à une superbe 1356ème sur 16 000 inscrits.
 
 

<< Il fallait choisir entre se laisser décrocher ou suivre, mais perdre au passage pas mal de force >>

 
 
J’ai eu la chance de pouvoir participer à ma deuxième édition de l’Étape du Tour, le 21 juillet, à 1 jour de mon anniversaire ! (Ce fut un très beau cadeau !) Voilà donc comment s’est passé, pour moi l’Étape du Tour 2019.

Tout d’abord, Réveil à 4h30 du matin, dans un logement que j’avais loué face à l’arrivée, à Val Thorens afin de déjeuner correctement et ensuite descendre à Albertville pour le départ au sas 4.

L’attente dans le sas était très longue, tout le monde était assis et chacun attendait impatiemment le départ. A 7h32 exactement nous sommes partis, où jusqu’à Beaufort le rythme était élevé, et il fallait choisir entre se laisser décrocher ou suivre, mais perdre au passage pas mal de force. J’ai décidé de faire les deux en jouant avec mes sensations.
 
Une fois au pied du Cormet de Roselend, j’ai décidé de garder une fréquence cardiaque précise, afin de ne pas perdre de l’énergie inutilement, et étant grimpeur j’arrivais à remonter les gens très rapidement et facilement.

J’ai pris le temps de contempler le Lac de Roselend, et de manger un bout avant de partir vers le reste de l’ascension. La descente était très belle et rapide. On atteignait facilement les 80km/h et c’est dans la deuxième partie que les virages devenaient un peu plus dangereux, où au bout de cette descente, j’ai décidé de faire un ravitaillement très rapide.

La Côte de Longefoy (7km) était pas longue et assez régulière. J’ai bien géré mon effort mais une fois le col passé, en réalité il y avait encore 5-6 km de montée, ce qui m’a bien surpris.
La descente de la côte était horrible entre l’odeur du caoutchouc cramé, les patins qui crissaient et les quelques personnes qui rataient les virages. C’était donc une succession d’une vingtaine de virages et des personnes pas très prudentes lors de cette descente.

Après un bon ravitaillement à Moutiers et les gourdes remplies, j’étais prêt à me battre contre la chaleur et les kilomètres interminables de la montée de Val Thorens. Plus l’on montait, plus l’oxygène se faisait rare, plus les gens qui avaient trop donné auparavant se faisaient avaler. A 17km du sommet, le ravitaillement était plus que nécessaire : besoin d’une gourde d’eau pour se la jeter dessus et d’une dose de sel car on en perdait énormément.
 
 

<< J’avais en tête de tout donner à 5km de la fin >>



Enfin, moi qui avait reconnu l’étape avant et très particulièrement la montée de Val Thorens, j’avais en tête de tout donner à 5km de la fin. C’est pourquoi j’ai accéléré petit à petit jusqu’à porter une attaque dans le dernier lacet, en sachant que 600 mètres plus loin, il y avait une descente. J’ai donc fait le mur de la fin à plus de 25km/h de moyenne et j’ai pu doubler plus de 100 personnes sur les derniers kilomètres. J’étais tellement sans jambe à la fin, que je ressentais rien plus rien et seul l’envie d’arriver, en comptant les mètres restant me préoccupais. J’ai alors tout donné et sprinté jusqu’à passer l’arche d’arrivée, pour ainsi profiter du bon ravitaillement de la fin, mais surtout de ma médaille de finisher.

C’était donc une étape incroyable, très difficile physiquement et moralement mais parfaite pour les grimpeurs comme moi, où j’ai pu montrer mes compétences en plus sous les couleurs de Bike’N’Connect.
 
Je finis alors 1352eme sur 16000 inscrit, et 364ème de ma catégorie. Du très gros progrès et énormément de prise de confiance pour la suite de mes aventures en compagnie de Bike’N’Connect.

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